Ca c’est la France !

La France et son image à travers le monde… un sujet inépuisable !

Aujourd’hui, je vous fais part de ma vision de la France en cet instant T. Une part de France incomplète, peut être inexacte, éphèmère, mais peu importe : c’est un pays vu par une de ses citoyennes dans sa vie de tous les jours. Et en parler, c’est la faire exister.

Ma France…

Ma France c’est cette journée mi-ombre, mi-lumière qui démarre ce matin. Nuages de coton, ciel bleu, délicatesse apaisante.

Ma France, c’est ce brunch où oeufs coque, baguette de pain, chocolat chaud et croissants se côtoient.

Ma France, c’est ce carré de beurre au Sel de Guérande qu’on étale doucement sur une tranche de pain légèrement grillé. Ca cracotte sous la dent, le goût de sel picote la langue, le beurre nous enveloppe de sa douceur.

Ma France, c’est ce morceau de musique qui passe à la radio : Merci de Jeanne Cherhal.

Ma France, c’est cet instant suspendu quand on savoure la douce tiédeur d’un début de matinée, les pieds dans le sable. Le ressac de la mer en fond sonore.

Ma France, c’est ce rire d’enfant qu’on entend, qui nous donne le sourire et fait oublier tout le reste.

Ma France, c’est ce cerf-volant qui s’envole au vent. On se sent alors tout léger, léger à le regarder.

Ma France, c’est toutes ces amitiés partagées, ces regards croisés, ces pensées voilées, ces soupirs envolés et des rêves par milliers…

Ma France, c’est…

Et toi chère lectrice, cher lecteur, à quoi ressemble ta France ? à quoi ressemble ton pays ? en cet instant suspendu, dis-nous en plus qu’on s’imagine à tes côtés et que l’on puisse rêver et espérer.

Ma France (Jean FERRAT)

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

JEAN FERRAT
Paroles et Musique : Jean Ferrat 1969 „Jean Ferrat – Vol.1 (1999)“

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