Inde, terre d’éveil

Youplaboum… me voilà partie pour 3 semaines de découverte en Inde du Nord ! Grand chamboulement, on s’en prend plein les yeux, et plein la face. 2 pays distincts, 2 cultures différentes. Le fossé est là. A nous de bâtir un pont entre ces deux mondes.

pauvreté inde

Voyager, c’est oser affronter ses peurs

J’ai bien pensé partir seule en Inde durant quelques semaines, en mode sac à dos. Mais voilà, je l’avoue : j’ai encore quelques peurs à affronter et j’ai pour ma part décidé d’y aller mollo. C’est-à-dire par étapes.

Vaincre ses peurs en les apprivoisant pas à pas, étape après étape.

Ayant entendu certaines choses sur l’Inde et principalement sur la vision de la femme en Inde (vous pourrez vous renseigner facilement à ce sujet en un clic), je me suis dit “bon, Stéphanie, c’est une belle idée, mais il faut la jouer sécurité pour une première aventure en mode sac à dos”.

Alors j’ai trouvé une solution qui me permettrait de tester ce nouveau mode de voyage plus cool et plus libre, tout en profitant pleinement du pays et en me sentant en sécurité. Car oui, je comptais bien partie seule en Inde et me la jouer “barroudeuse” en quête d’aventures ! Mais je vous rassure (ou vous déçois, au choix !), le programme va être un peu différent.

Mon voyage va se découper en deux grandes phases : 15 jours en voyage organisé (en mode petit comité, loin des grands opérateurs de voyages) et 1 semaine en freestyle, genre “baroudeuse en quête d’aventure !”.

Prêts pour suivre les grandes étapes de cette aventure ?!

Premières impressions

Qu’est-ce que l’Inde ? Un grand pays, c’est une certitude. Une culture très différente de la notre, c’est une évidence. Une terre d’éveil, je le découvre.

Face à un pays aux multiples visages, je reçois une belle leçon de vie. Une leçon pleine d’humilité, d’ouverture à la différence et d’adaptation au-delà de ce que je fais habituellement. A l’étranger, et en particulier dans une contrée aussi différente culturellement parlant de la culture ouest-européenne, chaque chose prend une ampleur inhabituelle.

Prenons l’exemple de la pauvreté. En France, nous y sommes quotidiennement confrontés par le biais des informations télévisées, des SDF croisés dans les rues des grandes villes ou tout simplement en prenant conscience des difficultés de certaines familles à boucler les fins de mois. C’est une réalité dont on a conscience.

Toutefois, lorsque l’on atterrit sur le sol indien, la réalité est tout autre. La notion de pauvreté n’a rien à voir. Nos pauvres de France en deviendraient presque des rois en Inde ! Le confort minimal observé dans nos foyers apparaît comme un luxe inouï face à la misère locale…

Conséquence directe : me voilà à réajuster mon échelle de valeur.

Qu’est-ce que j’appelle pauvreté ? Suis-je moi-même pauvre, riche ? Quelle réalité se cache derrière ces mots ? Quel regard ai-je envie de porter sur les pauvres de ce pays ? et sur ceux de ma propre nation ? Comment ai-je envie d’agir envers eux ? Quelles sont les conséquences de mes gestes, ou l’absence de ceux-ci sur ces personnes ? Comment puis-je les aider de manière juste ?

Mille et un questionnements qui se bousculent dans ma tête… Réflexions… puis actions…

Inde, terre d’action

Désormais, je passe l’Inde du statut de terre d’éveil au statut de terre d’action.

J’essaie de passer de la réflexion à l’action. A la question “comment puis-je et ai-je envie d’agir face aux pauvres qui vivent en Inde, et que je rencontre inévitablement durant mon voyage ?”, j’ai formulé une voire plusieurs réponses. Il est temps de passer à la mise en pratique.

Cette seconde étape est essentielle. Elle n’est pas la plus évidente car on se retrouve face à nos choix. On se doit de les assumer. Telle action va générer telle réaction. Pas forcément anticipée, et qui peut se révéler désagréable ou loin de ce que j’avais pu imaginer.

Si, face à la pauvreté rencontrée en Inde, je décide d’agir en souriant systématiquement aux personnes qui m’apparaissent pauvres rencontrées sur mon chemin, je peux avoir imaginé recevoir des sourires en retour. Et si la réalité était tout autre ? Si, au contraire, je recevais des regards de mépris, des demandes insistantes d’argent, des regards appuyés ? Peut-être aurais-je envie de changer… ou pas…

Il est alors temps de passer à la troisième et dernière étape : le réajustement. J’ai conceptualisé, j’ai agi, j’ai constaté les conséquences de mes actions. Il est désormais temps d’analyser si cela me convient ou non et d’effectuer les éventuels ajustements nécessaires.

C’est une façon de me reconnecter pleinement à mes valeurs et de passer du conceptuel au réel…

Et si on essayait ?!

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