des jonquilles plein mon coffre

Offrir rend heureux

Mon coffre est empli de jonquilles.

Leur arôme sature l'air. Il est temps d'arriver !

Je me gare devant ma résidence. Je me dirige vers mon appartement, un seau rempli de jonquilles dans les bras. Bonjour au nouveau gardien et à la personne qui assure l'entretien des espaces communs. J'ose [dans sa simplicité, cet acte demeure pour moi un moment où il s'agit de franchir certaines barrières. On va plus loin que les formules de simple courtoisie. On se risque face à la réaction d'accueil ou de rejet de son interlocuteur] :

Voulez-vous un bouquet de jonquilles ?

La formule est simple. Peut-être maladroite. Elle manque de clarté. Me voilà prise pour une vendeuse de fleurs à la sauvette.

Je précise :

Je vous les offre ! C'est un cadeau !

et d'expliquer ce que ces fleurs symbolisent pour moi, en quoi j'ai envie de les partager avec eux. Sans rien en retour.

On me brandit des arguments sans contenu pour rejeter le cadeau "Je suis en plein travaux, je n'ai pas de place pour des fleurs" ou encore "J'habite à Ouistreham. Le temps que je termine mon travail et rentre chez moi, elles seront fânées".

Mon cerveau cogite... Je ne m'attendais pas à ça ! Serait-ce que de nos jours les cadeaux soient devenus suspects ? Donner sans rien attendre en retour paraît illusoire, voire impossible. Alors quand cette occasion se présente à soi, on n'y croit pas.

J'insiste. Rien. Alors je repars chez moi pleine de doutes, mais en me disant toutefois que j'ai quand même essayé. Echec d'un jour. Il faut persévérer. La réaction sera peut-être différente demain.

Ne pas abandonner

En repartant travailler quelques minutes plus tard, les bras cette fois emplis des bouquets arrangés entre temps, je recroise les même personnes.

J'ose. Je retente l'expérience. J'insiste.

Prenez. Je vous l'offre ! En plus, vous adorez les fleurs... et elles sont très résistantes : elles ne risquent pas de faner sur le chemin du retour !

Hésitations. Les mêmes arguments sont avancés, mais cette fois-ci avec un peu moins de certitude. Et puis "d'accord".

La glace est rompue ! Je souris 🙂 Qu'il est bon de donner sans retour, d'offrir des fleurs et transmettre un peu de joie, de soleil et de naturel dans les rapports sociaux.

Ce bouquet de jonquilles est devenue une passerelle vers des bonjours hebdomadaires, des sourires, des échanges chaleureux. Merci.

Une jonquille qui réconforte

Je souhaite vous partager un autre moment où la jonquille a joué un rôle primordial pour moi.

Début mai, me voilà arrivée au Québec. C'est loin. C'est nouveau. C'est difficile. Le doute et les peurs montrent leur nez.

Une simple petite jonquille arrive à gommer tout cela. Disposée sur la table de mon petit-déjeuner, elle a attendu la mi-mai pour fleurir. Elle m'attendait ! Ici, elle m'accueille et me chuchote à l'oreille "Garde espoir. Tu as fait le plus difficile. Tu as osé te risquer hors de ton confort et de tes habitudes pour vivre tes rêves. C'est le bon choix. Désormais : profite."

Alors j'ai compris que ma place était bien ici. Cette jonquille, symbole d'espoir m'avait confortée dans mes choix et mes actions.

Transmettre l'espoir

Ce que ces deux courts récits nous disent, à chacun de le décider. Pour ma part, c'est un appel à l'espoir et une invitation à devenir cette "passeuse d'espoir".

On peut choisir un objet symbolique, une fleur ou un simple sourire pour agir.

Ne rien attendre en retour, et le faire tout d'abord pour soi me semble essentiel. En n'attendant rien, on laisse la porte ouverte à toutes les opportunités qui peuvent se présenter.

Alors quel geste souhaitez-vous porter ? Quelle valeur avez-vous envie de transmettre aux personnes qui vous entourent ? Quels obstacles et quelles peurs sont susceptibles de vous empêcher de le faire ? Que pouvez-vous mettre en place pour oser agir ?

Partagez vos expériences !

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Please copy the string ytdMhb to the field below: